J’ai voulu savoir et comprendre les motivations d’un artiste qui pratique l’IA. Sabrina (journaliste) m’a aider à formuler les questions suivantes
- 1. Qu’est-ce qui t’ a poussé à intégrer l’intelligence artificielle dans ton processus de création vidéo ?
Léonard Z. : Ce qui me fascine avec l’IA, c’est tout ce qu’elle permet de concrétiser. En quelques minutes, je peux générer une infinité de visuels avec un budget très maîtrisé. Elle me permet de créer des images qu’il me serait impossible de produire seul — que ce soit par manque de temps, de compétences, de moyens techniques ou financiers. En plus, l’esthétique propre à l’IA colle parfaitement à l’univers visuel que nous développons. - 2. Quels outils ou logiciels d’IA utilises-tu le plus souvent, et pourquoi ceux-là en particulier ?
Léonard Z. : J’utilise une combinaison d’outils selon les besoins. Je crée d’abord des visuels fixes à partir de prompts via Midjourney ou Imagine.art, que j’utilise pour générer des personnages ou des scènes en format photo. Ensuite, j’upload ces images dans Hailuo pour les transformer en vidéos de six secondes. Il m’arrive aussi de générer directement des vidéos dans Hailuo, toujours à partir de prompts. Pour certains montages de Reels sur Instagram, j’utilise également Vids. - 3. Comment l’IA influence-t-elle ta façon de raconter des histoires ou de construire tes scénarios ?
Léonard Z. :Le fait d’utiliser plusieurs outils en parallèle crée un flux constant de matière visuelle. Ça stimule énormément la créativité : chaque idée peut être testée, visualisée et utilisée en quelques minutes. Les résultats inattendus, les bugs ou les glitchs, deviennent souvent des sources d’inspiration. L’IA me permet d’explorer très rapidement la pertinence de concepts ou de directions artistiques. - 4. As-tu rencontré des limites ou des défis en utilisant l’IA dans tes productions ?
Léonard Z. : Il faut reconnaître que l’IA reste difficile à contrôler parfaitement. C’est un peu comme collaborer avec un artiste au style affirmé, parfois un peu rigide. On peut lui indiquer beaucoup de paramètres. tel que mouvements de caméra, luminosité, grain, ambiance — mais il y a toujours une part d’interprétation de sa part. Il arrive aussi que certains plans soient inutilisables à cause de glitchs… mais à force de générer des variantes, on finit toujours par obtenir ce qu’on cherche. - 5. Quel est l’équilibre entre ta créativité personnelle et les suggestions ou contenus générés par l’IA ?
Léonard Z. : Chaque plan, chaque concept de vidéo est original. Notre musique est, bien sûr, écrite et composée par notre trio Kurt Lukas, mais c’est l’IA qui matérialise nos idées à l’image à base de prompts que nous rédigeons plus ou moins détaillés. Elle est à la fois décoratrice, styliste, accessoiriste, chorégraphe, designer… technicienne! Difficile, donc, de dire qui a le crédit de quoi : peut-être qu’on forme désormais un quatuor.
Vidéo Links:
Mondovisione (Immondizia in MondoVisione)
Kemsex